Zermatt Matterhorn – Que de surprises !

2 février 2026 – Bonjour depuis les Europes,

En ce jour de la marmotte en Amérique nous poursuivons notre escapade européenne, plus particulièrement en Suisse, à Zermatt Matterhorn. 

Première surprise, la météo. On nous annonçait grand beau ce matin, avec des nuages en début d’après-midi en prévision de la neige de demain. Et bien il n’en est rien, le ciel est resté très bleu toute la journée et c’est toujours le cas au moment de vous écrire ces lignes. Espérons avoir encore une belle journée claire demain, c’est tellement plus plaisant. Quoiqu’un peu de nouvelle neige serait aussi une belle façon de commencer la prochaine journée de ski. 

La deuxième surprise, ce fut le vent. Nous sommes partis ce matin vers 9:00 vers le Matterhorn Glacier Paradise et, plus nous montions en altitude, plus il ventait. Tout ça n’annonçait rien de bon. Il ventait davantage que l’on ne l’aurait cru dans le village mais qu’importe, en bons canadiens que nous sommes nous avons tout ce qu’il faut pour braver le froid qui, disons-le, ne se compare pas à ce que vous avez eu au Québec cette semaine. Il fait environ -7 C, beau soleil avec un vent d’environ 15 nœuds. Le vent crée un peu de poudrerie par endroit mais les conditions sont encore une fois impeccables. En définitive, une belle journée d’hiver pour passer la journée dehors. 

Comme nous vous l’exposions précédemment, Zermatt est en fait divisé en trois grandes sections et aujourd’hui nous avions choisi d’aller explorer plus en détails la section la plus à droite du domaine, mais sans nous rendre en Italie 🇮🇹. En fait, nous prévoyons déjà y aller la semaine prochaine mais par l’accès terrestre de l’autre versant.

Et autre vérification à faire lorsque vous viendrez visiter ce domaine de ski incomparable, c’est justement le vent. Si nous décidions d’aller sur le côté de Breuil-Cervinia, il faut pouvoir en revenir et dormir dans notre hôtel. En temps de grand vent il est toujours possible que les rafales soient telles que la connexion télécabine du sommet soit arrêtée par précaution et que nous restions coincés en Italie pour la nuit. Ce ne serait pas si dramatique mais bon, ça peut être évité avec un peu de planification. 

Une fois arrivés à Trockener Steg à 2 939 mètres nous avons dû descendre plutôt que de poursuivre jusqu’au sommet pour aller à Cervinia. Dommage mais demain nous pourrons certainement y monter pour essayer les pistes de ce secteur, les 80’s. 

Ce matin nous avons skié les 70’s à partir du haut du télésiège Furggsattel à 3 365 mètres. C’était incroyable ! Nous sommes vraiment tout près du Matterhorn et la lumière est fantastique. Les pistes sont parfaitement damées et elles sont larges avec une pente moyenne-forte parfaite pour se laisser aller à grande vitesse dans un carving à couper le souffle. Il faut vivre cette sensation une fois dans une vie de skieur. Nous avons donc fait quelques descentes dans ce secteur et, comme le vent était encore très présent, nous sommes descendus en altitude avec l’objectif de rejoindre la piste Hirli, du sommet du même nom à 2 759 mètres. 

Troisième surprise, c’est qu’il est impossible de retourner dans ce secteur, quand même plus bas sur la montagne, sans reprendre une remontée mécanique vers le sommet Schwarzsee. Le plan papier n’était pas si explicite, et il nous a fallu deux essais pour finalement emprunter la bonne route. Mais quelle belle surprise, la quatrième, que de tomber sur le Zermatt bleu bien installé tout en face du Matterhorn. Wow ! 

Par la suite la longue piste 51 nous amène tout au bas de ce gigantesque télésiège 8 places avec bulle bleue dans lequel on monte à l’envers. Vous constaterez comme nous qu’il n’y a rien de comparable au Québec. Tout est impressionnant ici, la montagne, les pistes, les infrastructures et l’atmosphère. 

La cinquième surprise, et bien c’est ce secteur que nous n’avions définitivement jamais visité. C’est à se demander si cette installation n’est pas nouvelle, mais non elle date de 2015. Les pistes 50’s sont de beaux chemins entrelacés qui vont dans tous les sens, de gauche à droite et de haut en bas. C’est vraiment l’endroit rêvé pour le petit slalom et les variations de rythme. 

Midi arrivé nous nous sommes installés le temps du lunch dans une très belle auberge de montagne, au grand soleil. La beauté en Europe, nous vous l’avons souvent mentionné, c’est que les journées de ski finissent pratiquement à l’heure du souper. La dernière montée à 16:35, nous arrivons à la base vers 17:15. On peut donc prendre un peu plus de temps au lunch sans trop empiéter sur l’après-midi de ski. 

Le reste de la journée fut un retour dans à peu près tous les secteurs du domaine. Nous sommes retournés deux fois au sommet Rothorn, encore en plein soleil en fin d’après-midi, et aussi jusqu’à Hohtalli. De ce sommet il y a aussi un court téléphérique qui peut nous amener à Rote Nase, un secteur hors-piste à 3 247 mètres, mais qui est toutefois fermé aujourd’hui. Les plus téméraires voudront définitivement s’y aventurer, mais jamais seul, idéalement au moins par groupe de trois personnes. 

En fin de journée les conditions commençaient à être un peu plus rapides et balayées par le vent qui s’intensifiait. Les nuages se font sentir depuis l’Italie et nous verrons bien si Dame Nature nous laisse quelques traces cette nuit. Nous sommes donc revenus par le chemin classique vers Zermatt en passant par Furi et la longue piste 50 pour reprendre la navette verte directement à l’hôtel.

Encore une journée de rêve dans un endroit unique. Et en plus nous pourrons recommencer demain.

Bon ski 🎿 !

Hélène Racine et Philippe Laporte
Ski Média