4 février 2026 – Bonjour les skieurs,
Notre objectif ultime pour aujourd’hui, le même depuis les trois derniers jours, est de monter tout en haut de Matterhorn Glacier Paradise (3 883 mètres) et d’aller skier les pistes des 80’s qui sont desservies par quatre arbalètes (t-bars) tout en haut du massif, juste dessous la télécabine 🚠 qui traverse en Italie 🇮🇹 au Plateau Rosa.
Nous avons tenté notre chance au cours des dernières journées mais une fois il ventait trop, et l’autre, c’était le nuage mais aussi le vent qui rendaient l’accès impossible avec une visibilité insuffisante. Aujourd’hui ce sera notre chance, nous y serons.





Alors dès 9:00 nous amorçons l’ascension pour une troisième journée consécutive. Cette fois-ci c’est bon, on nous laisse monter et passer Furi, puis Aroleid, puis Schwarzsee, et Furgg jusqu’à Trockener Steg à 2 939 mètres. Il ne reste que le dernier droit à bord de la télécabine dernier cri… Mais ce ne sera pas possible encore aujourd’hui.
Le temps était plutôt clair à la base de la montagne mais ici, c’est la brume et le blizzard. De la belle neige fraîche cependant, mais pas de possibilité de skier ce secteur ce matin. La remontée fonctionne mais nous pourrions seulement y accéder en mode piéton pour aller visiter le musée de Glace au sommet. La vue, ce sera pour une autre occasion.
Nous y étions presque…


Plus tard dans la journée nous sommes revenus sur place et, faute de pouvoir monter skier même si la visibilité était alors excellente, nous avons pu visiter le Cube Info pour nous faire exposer les prouesses d’ingénierie de la construction de ce chef d’œuvre technique. Nous avons aussi visité l’intérieur du bâtiment d’arrivée de la remontée qui comprend un très beau restaurant, une boutique et une très belle terrasse. Un endroit à retenir lors de la planification du lunch.
Comme nous ne pouvions assouvir notre premier désir, nous sommes tout de même montés jusqu’à Furggsattel pour refaire les pistes 72, 71 et 70 que nous avions tant appréciées la veille. Cette fois-ci on n’y voit pas vraiment plus clair, mais la nouvelle neige, un bon 7-8 centimètres, est abondante et offre une belle glisse.




Après quelques descentes dans ce secteur nous nous sommes rabattus plus bas afin de retrouver plus de contraste, vers la remontée Hirli. En descendant nous avons malheureusement été témoin d’une intervention hélicoptère sur un skieur qui s’était visiblement blessé sérieusement, en espérant que ce ne soit pas trop grave. Tout ça nous rappelle d’être prudent en tout temps. La piste a été complètement barrée plusieurs minutes lors de l’intervention de l’appareil. Très impressionnant, et nous savons que nous sommes en sécurité.

C’est durant cette descente que nous avons fait une très belle découverte, soit la piste 52 que nous n’avions pas faite encore et qui dessine un parcours sinueux des plus intéressants. Nous avons aussi trouvé une belle halte alpine, le Stafealp, chic et accueillant.
Dans ces conditions plus éprouvantes que prévues, rien de mieux qu’une pause vin blanc et chocolat chaud. Le détour en vaut la peine juste pour ça; quel délice.





Début d’après-midi, le temps s’est relevé et après quelques descentes dans ces sentiers très sympathiques du secteur Hirli, nous sommes remontés vérifier si ce ne serait pas là le moment possible nous amener tout en haut… Mais non, sans succès, tout est fermé pour la journée.
Le ciel était beaucoup plus clair et la nouvelle neige nous a donné d’excellentes conditions. Encore une fois, nous nous sommes présentés et la montagne nous l’a finalement bien rendu.
Pour finir nous sommes retournés au soleil sur Gorbergrat en fin de journée et c’est sous des remontées complètement fermées que nous sommes revenus à la base de Zermatt sur le coup de 17:00.




Nous y étions presque… Mais nous avons tout de même encore eu une journée exceptionnelle. Tous ces petits objectifs ne sont finalement qu’un jeu. Il ne faut pas en faire de cas. Le ski commande une souplesse et une adaptation aux conditions. Même si la journée se déroule différemment de ce qui avait été prévu, elle sera toujours exaltante. Ce fut encore le cas pour nous.
Enfin, comment ne pas souligner un phénomène que nous n’avions jamais observé auparavant. En fin de journée nous avons remarqué des traces dans le ciel qui semblaient indiquer des exercices militaires d’avions de chasse. Les pilotes semblaient avoir opéré un demi-tour à la frontière Italo-Suisse pour revenir sur leur pas, à 180 degrés. Quand même, ce ne sont pas des traces habituelles.




Pour terminer cette journée encore inoubliable, c’est au plus vieil hôtel de Zermatt, le premier de tous, que nous avons pris le repas du soir. Chez Edward’s, dans une atmosphère classique qui nous rappelle l’origine de l’endroit. On y trouve toujours une salle de bal Belle Époque que le maître d’hôtel nous a gentiment fait visiter. Edward Whymper, c’est le premier alpiniste à avoir vaincu le Mont Cervin. Nous sommes au cœur de l’histoire de Zermatt, rien de moins.





Bon ski chez vous et venez visiter Zermatt aussitôt que vous en aurez l’occasion. Vous ne pourrez le regretter, parole de passionnée !
Hélène Racine et Philippe Laporte
Ski Média




