La neige comme famille à Ski Garceau – 22 Février 2026

Il y a des stations qu’on visite. Et il y a celles où l’on revient. Aujourd’hui, je retrouve Ski Garceau, nichée au nord de Lanaudière. Un incontournable, oui, mais surtout un lieu qui ne triche pas. Ici, rien n’est forcé. Tout est vrai.

Ça fait des années que je skie ces pentes. Des années à revenir, encore et encore, sans jamais repartir déçu. Et ce matin ne fera pas exception. À Garceau, on n’entre pas dans une station : on entre dans une ambiance.

Des souvenirs, j’en ai plein les poches. Du ski en famille, du ski entre amis. Des journées simples, mais pleines. Ce qui frappe toujours, c’est cette atmosphère familiale. Les gens se saluent. Se reconnaissent. Comme si tout le monde appartenait à la même grande tribu. Ici, on ne fait pas semblant d’être ensemble : on l’est.

Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui dominent le décor. Ils sont partout. Beaucoup viennent de l’équipe de compétition, c’est évident. Mais pas seulement. On croise aussi des groupes d’amis, qui dévalent les pistes à pleine vitesse, le sourire accroché au visage. Leur bonheur est bruyant, gestuel, contagieux. Ça fait du bien à voir.

Et les adultes ne sont pas en reste. Je les observe, heureux, parfois cheveux au vent. Une image devenue rare, en ce deuxième millénaire où le casque est roi. Mais je les comprends. Le vent dans les cheveux, ça rappelle que le ski, avant tout, c’est une sensation.

Puis il y a ce moment. Celui qui serre un peu la gorge. Un père. Son fils. En ski adapté. Le bonheur me frappe de plein fouet. Ceux qui me connaissent savent à quel point le ski adapté — et particulièrement le tandemski — a transformé ma vie, ma façon de skier, de voir la montagne. Impossible de rester indifférent. C’est beau. Simplement beau. Et ça remet bien des choses en perspective. Le bonheur ne se crie pas toujours : il se vit. Il se sème. Un instant à la fois.

Ski Garceau, c’est aussi ça : un endroit où il fait bon vivre. Tellement que ce matin, un écran géant diffusait le match Canada–USA des Jeux olympiques de 2026. Surprenant, à première vue. Mais en voyant la foule rassemblée, tout devient clair. Ce n’est pas le match qui compte. C’est le rassemblement. Être ensemble.

Le ski, au fond, c’est exactement ça.

« Qui rassemble un peuple l’émeut. » — Jean-François Paul de Gondi.