Zermatt Matterhorn – Quand Éole s’en mêle !

3 février 2026 – Bonjour de Suisse,

Zermatt semble nous dévoiler toute son envergure un peu plus chaque jour. Des détails, passés inaperçus la veille, prennent maintenant toute leur importance lorsque nous les remarquons de nouveau.

Avec nos équipements modernes, les vêtements perfectionnés et les infrastructures d’une telle qualité, il peut nous arriver de prendre les choses pour acquises et d’oublier que nous sommes en montagne 🏔️. La montagne, aussi féérique puisse-t-elle être, comporte aussi des risques et des aléas imprévisibles. Dame Nature peut toujours avoir ses soubresauts.

Notre projet de la journée, tel que mentionné dans notre précédente chronique, était de continuer d’explorer Matterhorn Glacier Paradise, mais sans aller en Italie 🇮🇹 que nous allons visiter la semaine prochaine. 

Levés tôt, au pied de la remontée à 9:00 pour se rendre tout en haut à 12 740 pieds (3 883 mètres) pour aller skier les pistes des 80’s, nous avons malheureusement dû nous arrêter au premier croisement à Furi (1 867 mètres) pour nous faire diriger vers Riffelberg où il n’y avait finalement que le télésiège d’ouvert. Nous ne pouvions même pas monter en haut de Gorbergrat tant le vent était fort…

Le temps était quand même ensoleillé et la dépression qui a laissé quelques centimètres de neige cette nuit était déjà rendue loin. Mais Éole, lui, n’avait pas fini sa prestation.

C’est donc sur une station réduite que nous avons eu à composer dans les premières heures de la journée mais qu’importe, la montagne a toujours le dernier mot et dans ces ça, il y a toujours un petit bistrot pour nous accueillir et nous faire passer le temps très agréablement. 

Sans que nous sachions pourquoi, plusieurs pistes ne semblaient pas avoir pu être damées la nuit dernière. Même en matinée les conditions étaient particulièrement dures. Mais avec nos skis préparés à la canadienne, pas d’inquiétude, ça mordait très bien. 

La belle terrasse dans la piste 42 tout près de Furi avec une vue imprenable sur les montagnes, nous a permis de voir les nuages aller, venir, venir de nouveau et aller pour de bon pour la journée ! 

Le temps est vite devenu clair et le vent s’est estompé pour permettre l’ouverture de toutes les remontées d’altitude, sauf le dernier segment vers Matterhorn Glacier Paradise que nous n’avons finalement pas pu visiter. Encore un projet pour demain, promis.

De retour sur Riffelberg (2 582 mètres) où le train de montagne s’arrête, nous étions devant un dilemme : redescendre en train jusqu’à Zermatt ou, mieux, monter à Gifthitli pour prendre la 29 rouge qui était fermée ce matin dû à des contrôles d’avalanche, pour déborder vers Rothorn. Eurêka, on nous confirme qu’elle est maintenant bien ouverte. Alors go, on monte !

Rendus là, une belle pause à une très belle terrasse du domaine, le Blue, et plusieurs descentes dans ce secteur à notre plus grand plaisir. Nous sommes même repassés par notre station Veuve Clicquot de la veille pour aller jusqu’en bas à Zermatt. 

Après notre passage déjà prévu à l’Office de tourisme, retour sur les pentes via le grand pèlerinage du train de montagne qui nous ramène tout en haut de Gorbergrat en environ 30 minutes. Ça peut paraître long, mais pour s’y rendre il faudrait prendre au moins trois remontées successives et disons-le, le périple en train est assez impressionnant. Des vues à couper le souffle et la lumière de fin d’après-midi donne un spectacle des plus chaleureux et différent du matin.

Nous avons terminé la journée en remontant le grand téléphérique à Hohtalli pour dévaler toute la montagne d’un seul trait, jusqu’au bout de la 50 à l’arrêt d’autobus vert.

Donc une journée qui s’est amorcée dans l’incertitude de Dame Nature, mais qui s’est terminée encore dans ses bonnes grâces. Nous pouvons lui faire confiance, elle ne nous laisse pas souvent tomber.

Enfin, nous avons terminé cette belle journée par un beau souper au Zermatterstubli pour une fondue fromage typique suisse et un ravioli hors du commun.

Bon ski et demain, direction Matterhorn Glacier Paradise, à la première heure ! 

Hélène Racine et Philippe Laporte
Ski Média